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Maison
bioclimatique

Pour construire intelligemment une maison bioclimatique, il faut avoir conscience de tous les éléments qui contraignent le site et savoir composer avec eux pour bénéficier du meilleur parti.

Maison bioclimatique : les bases d’une construction écologique

Composer avec le climat, le relief, la ville, etc

bioclimatique

Le climat
Intempéries, vent, ensoleillement, froid et chaleur, en hiver comme en été

terrain

Le terrain
Boisé, découvert, relief, points de vue, exposition au vent

Le choix d’implantation va découler de tous ces facteurs afin d’en tirer le meilleur parti. C’est à dire, bénéficier de protections naturelles au vent et au froid des hivers québécois, à l’ensoleillement et à la chaleur des étés, grâce, par exemple, au relief du terrain ou à la végétation présente. Mais aussi profiter du soleil en hiver en favorisant les espaces dégagés.

Il est rare de trouver un site réunissant toutes ces qualités. Un modelage du terrain et de la végétation sont tout à fait envisageables dans la mesure où ceux-ci ne viennent pas perturber les constructions avoisinantes car celles-ci ont droit au soleil.

En ville, le climat est modifié par les constructions denses créant des masques solaires importants, des protections ou bien des accélérateurs de vent. De plus, il y a les matériaux à forte inertie captant et en émettant de la chaleur et de la pollution ce qui augmente la température de l’air. À cela s’ajoute les contraintes administratives liées aux plans locaux d’urbanismes qui contraignent l’implantation, la forme et l’aspect d’une construction. Il n’est donc pas aisé de construire bioclimatique en milieu urbain.

Dans notre climat tempéré, valable pour l’hémisphère nord, deux logiques sont à intégrer : d’abord capter et garder la chaleur pour se protéger du froid en hiver et ensuite pour éviter la surchauffe et se protéger du soleil en été. Pour cela, l’orientation de la maison a toute son importance. Il faut comprendre que la course du soleil est plus bas en hiver. Les expositions ouest, est et les ouvertures en toiture sont donc à éviter, tandis que les ouvertures au sud sont à privilégier. Vous éviterez ainsi la surchauffe d’été et bénéficierez d’un meilleur apport de lumière naturelle en hiver. À l’inverse, les surfaces vitrées sont à éviter au nord, car elles représenteraient une perte d’énergie. Des protections solaires adaptées peuvent venir maximiser la logique d’orientation. Des protections horizontales au sud (soleil haut : rayons verticaux), et verticales à l’est comme à l’ouest (soleil plus bas : rayons horizontaux) afin de limiter l’ensoleillement. La réduction de consommation énergétique grâce à une bonne orientation et une maîtrise des apports solaires peuvent représenter une baisse se situant entre 15% à 20%.


Bien penser l’organisation des espaces intérieurs va permettre aux habitants de trouver tout le confort nécessaire pour  un usage agréable.

On distingue trois catégories d’espace : les espaces de jour, les espaces de nuit et les espaces tampons. Chaque habitat est spécifique au rythme de vie de ses occupants et de la région qu’ils occupent.

Néanmoins, quelques principes de bases peuvent être établis

  • Les pièces moins chauffées au nord comme le garage, le cellier et les espaces de rangement.
  • Les espaces tampons entre les pièces moins chauffées au nord et le centre de la maison permettent une protection thermique (entrées couloirs).
  • Les pièces tempérées à l’est et à l’ouest, par exemple, les chambres, les zones de travail dépendent également de l’ensoleillement et d’une bonne occultation solaire afin de mieux réguler l’apport solaire.
  • Les pièces chaudes au centre ou au sud, tels que le séjour, la cuisine et la salle à manger.

Une serre ou une terrasse au sud est une bonne solution pour créer un espace distribuant la chaleur en hiver et évitant l’exposition directe des pièces chaudes en été.

L’importance du walk-in est en première place et ce n’est pas vraiment une surprise. C’est plutôt une constante. En soi, les espaces de rangement sont nécessaires et ils procurent un certain confort. Mais il faut veiller à ce qu'ils ne soient pas trop consommateurs de pieds carrés. Les caractéristiques 2, 3 et 4, concernant l’efficacité énergétique du bâtiment apparaissent comme une évolution encourageante. Ceci veut donc dire que pour les propriétaires qui désirent ou qui prévoient vendre leurs habitations, l’écologie du bâtiment et plus précisément l’efficacité énergétique est hautement prisée par les acheteurs canadiens.

espaces

Qu’est-ce qu’une habitation écologique?

La définition retenue pour le concept « habitation écologique » employé tout au long de l’étude est la suivante : une habitation écologique, contrairement à une habitation conventionnelle, comprend divers aspects réduisant son empreinte écologique (de la conception à la fin de vie utile). En plus, elle favorise des espaces sains et confortables pour les usagers (comprend les habitations certifiées Novoclimat, Passivhaus et LEED).

Énergie économique

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